Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /Nov /2009 13:59

Discours de Sarkozy : il n'y aurait pas de l'écho?
envoyé par LePostfr. - L'actualité du moment en vidéo.

A part le fait qu'on se moque de nous (ça on l'a bien intégré...), celui qui n'a pas archivé ce discours va sérieusement se faire engueuler!
Par benbi - Publié dans : Sarkozy and co - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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Samedi 18 juillet 2009 6 18 /07 /Juil /2009 01:17
Adrien Morin est stagiaire au journal "Le Monde". Il couvrait une manifestation provoquée par la fermeture de la clinique occupée de Montreuil (93), il a été interpellé et mis en garde à vue. Voici son récit paru dans le Monde du 14 juillet :

"J'ai été interpellé vers 21 h 15. La manifestation était en
train de se disperser, j'ai soudain été plaqué au sol et j'ai entendu un
policier dire: “Toi aussi, tu viens avec nous”. Ils m'ont attaché les
mains dans le dos. J'ai répété à plusieurs reprises que j'étais journaliste, mais ils n'écoutaient pas. Dans le fourgon, il y avait trois policiers qui traitaient les deux manifestants interpellés avec moi de "sales gauchos".

Nous sommes arrivés au commissariat de Montreuil et nous avons été regroupés à onze dans une petite pièce de quatre ou cinq mètres carrés.Ils nous ont envoyés dans une salle de fouille où il y avait deux policiers : nous avons été déshabillés, caleçon sur les genoux, et fouillés, ils nous ont enlevé nos lacets et celui qui tenait mon pantalon de jogging et ils
nous ont pris nos montres. J'ai redit que j'étais journaliste mais ils
n'ont rien répondu.

Nous avons été placés à cinq dans une salle de garde à vue avec deux caméras au plafond et des graffitis sur les murs peints avec du sang et des excréments. Il était sans doute 23 heures, nous n'avions rien mangé ni bu. Nous avons été transférés vers le dépôt de Bobigny, menottés dans le dos. J'ai redit que j'étais journaliste mais personne ne m'a répondu.

Au dépôt, les policiers m'ont proposé de voir un avocat : j'ai rencontré Dominique Tricaud, dans une pièce à part, sans caméras, sans policiers. C'était la première fois que quelqu'un m'écoutait. J'ai ensuite été convoqué par un policier qui m'a dit: "Si tu es le petit gentil du lot,
ils ne vont pas te laisser partir comme ça." Pendant l'interrogatoire, le policier disait que j'avais un casque lors de l'interpellation, ce qui était faux. J'ai vu une deuxième fois l'avocat, qui m'a dit qu'il avait fait son possible auprès du procureur et qui m'a un peu remonté le moral.
Je suis sorti à 6 heures 30 du matin."


Ah quand la police française n'en a plus rien à foutre de la liberté de la presse...
Par benbi - Publié dans : Police partout... - Communauté : Pour la démission de Sarkozy
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